Ce qu'il faut retenir
- Conseiller municipal — Conseil municipal, Trémouilles.
- Rattaché au parti Non inscrits — Parlement européen.
- 1 073 votes exprimés au cours du mandat.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
Jérôme Rivière
Origines et formation
Jérôme Rivière, né le 8 juillet 1964 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un homme politique, avocat et entrepreneur français. Après des études supérieures à l'Institut supérieur de gestion (ISG), école de commerce parisienne, il complète sa formation par un MBA obtenu à l'European University of America, rattachée à l'Université de San Francisco, aux États-Unis. Ce double parcours académique, alliant gestion et dimension internationale, façonne un profil atypique dans le paysage politique français.
Débuts en politique et cabinet ministériel
Jérôme Rivière entame sa carrière politique au sein du cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense dans le gouvernement d'Édouard Balladur. De 1993 à 1995, il exerce les fonctions de directeur adjoint de cabinet, poste qui lui confère une expertise approfondie des questions de défense et de sécurité nationale. Cette expérience ministérielle constitue le socle de sa spécialisation ultérieure dans les affaires étrangères et la défense, domaines qui marqueront l'ensemble de sa carrière politique.
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En mars 1998, Jérôme Rivière est élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur sous l'étiquette de Démocratie libérale. Il siège au conseil régional jusqu'en mars 2004. Durant cette période, il rejoint l'Union pour un mouvement populaire (UMP) lors de sa fondation en 2002, participant au courant interne La Droite libre. Ce mandat régional lui permet de s'ancrer dans le tissu politique du sud-est de la France et de développer un réseau d'élus locaux.
Député des Alpes-Maritimes (2002-2007)
Le 16 juin 2002, Jérôme Rivière est élu député de la première circonscription des Alpes-Maritimes au second tour du scrutin avec 58,14 % des suffrages, devançant le candidat socialiste Patrick Allemand. Siégeant au sein du groupe UMP durant la XIIe législature, il est nommé membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, où il exerce de juin 2002 à juin 2007. De mai 2004 à juin 2005, il assume la fonction de rapporteur pour avis des crédits d'équipement du budget de la défense, confirmant sa spécialisation sur les questions militaires. Parlementaire actif, il dépose au cours de son mandat plus de 1 100 questions écrites au gouvernement, portant sur des sujets aussi variés que l'emploi, les collectivités territoriales, les télécommunications et l'urbanisme.
Rupture avec l'UMP et traversée du désert
L'année 2007 marque un tournant dans le parcours de Jérôme Rivière. En désaccord avec la ligne politique de Nicolas Sarkozy — une divergence amorcée dès le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 —, il apporte son soutien à Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), lors de l'élection présidentielle. Cette prise de position lui vaut d'être exclu de l'UMP et privé de l'investiture du parti pour les élections législatives. Se présentant néanmoins dans sa circonscription, il est battu par le candidat officiel de l'UMP, Éric Ciotti. S'éloignant temporairement de la vie parlementaire, il dirige la campagne de Philippe de Villiers pour les élections européennes de 2009.
Carrière entrepreneuriale
Parallèlement à son engagement politique, Jérôme Rivière développe une activité entrepreneuriale dans le secteur des nouvelles technologies. Il participe notamment à la création de la société Traqueur et dirige l'une des sociétés du groupe Antipolis SAS, spécialisé dans l'incubation et le développement d'entreprises dans les technologies de l'information et de la communication. Inscrit au barreau de Paris, il exerce également en tant qu'avocat à la Cour.
Adhésion au Front National et élections législatives de 2017
Après plusieurs années d'éloignement de la scène politique nationale, Jérôme Rivière se rapproche du Front national (devenu Rassemblement national en 2018). En novembre 2016, il reçoit l'investiture du FN pour les élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription du Var, un territoire où Marine Le Pen avait obtenu plus de 51 % des voix au second tour de l'élection présidentielle. Bien qu'il échoue à remporter ce siège, son engagement aux côtés du parti de Marine Le Pen est désormais affirmé. Il milite ouvertement pour une « union des droites », estimant que les clivages entre droite traditionnelle et droite nationale sont dépassés.
Député européen (2019-2024)
En mai 2019, Jérôme Rivière est élu député au Parlement européen sur la liste du Rassemblement national. Il intègre le groupe Identité et Démocratie (ID), formation politique européenne rassemblant les partis souverainistes et nationalistes du continent. Il est rapidement élu président de la délégation française au sein du groupe ID, devenant ainsi l'un des porte-voix du RN à Bruxelles et Strasbourg.
Au Parlement européen, il siège à la commission des Affaires étrangères (AFET) et à la sous-commission Sécurité et Défense (SEDE), fidèle à sa spécialisation de longue date. Il est également membre de la délégation pour les relations avec les États-Unis et de la délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. Ses interventions portent principalement sur les questions de souveraineté européenne, de politique étrangère et de défense.
Ralliement à Reconquête et rupture avec le RN
Le 20 janvier 2022, Jérôme Rivière annonce son ralliement à la candidature présidentielle d'Éric Zemmour, quittant le Rassemblement national pour rejoindre le parti Reconquête, fondé en décembre 2021. Nommé vice-président et porte-parole du mouvement, aux côtés de Guillaume Peltier, il abandonne la présidence de la délégation française au groupe Identité et Démocratie. Ce départ, perçu comme un coup politique pour le RN, illustre les recompositions en cours au sein de la droite nationale française.
Départ de Reconquête et fin de mandat
Les relations entre Jérôme Rivière et Éric Zemmour se détériorent progressivement après les déceptions électorales de 2022. Comme d'autres cadres ralliés — Gilbert Collard, Benjamin Cauchy, Jacline Mouraud —, il prend ses distances avec le fonctionnement du parti. Le 7 septembre 2023, il quitte officiellement Reconquête et siège désormais parmi les députés non inscrits au Parlement européen. Ne se représentant pas aux élections européennes de juin 2024, il achève son mandat le 16 juillet 2024.
Le parcours de Jérôme Rivière, marqué par de multiples affiliations partisanes — de Démocratie libérale à l'UMP, du MPF au Front National, du Rassemblement national à Reconquête —, témoigne des mutations profondes de la droite française au cours des trois premières décennies du XXIe siècle. Sa trajectoire reflète les tensions récurrentes entre fidélité partisane et convictions personnelles, entre droite de gouvernement et droite nationale, qui traversent le paysage politique français.
Mandats et responsabilités
- 2022 · en coursReconquêteParti
- 2021 · en coursReconquête!Parti
- 2020 · en coursConseiller municipalConseiller municipal - Trémouilles · Trémouilles
- 2002 – 2007Député12ᵉ législature
- —Député européenDéputé européen - NI
- — · en coursUnion pour la démocratie françaiseParti
- — · en coursMouvement pour la FranceParti
- — · en coursDémocratie libéraleParti
- — · en coursParti républicainParti
- — · en coursLibertas.euParti
- — – 2021RNParti
- — – 2022Rassemblement nationalParti
- — – 2007Union pour un mouvement populaireParti
Commissions et responsabilités
Aucune commission permanente ni responsabilité interne recensée à ce jour.
Activité parlementaire
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.