Ce qu'il faut retenir
- Ancien Maire.
- Rattachée au parti Renew Europe.
- 1 147 votes exprimés au cours du mandat.
- Présence publique suivie sur les réseaux sociaux.
Biographie
État civil
Sylvie Brunet, née le 12 mars 1959 à Versailles (Yvelines), est une femme politique française, membre du Mouvement démocrate (MoDem). Elle a exercé les fonctions de députée européenne de 2019 à 2024, siégeant au sein du groupe Renew Europe. Issue d'une famille aux convictions sociales affirmées — ses parents sont militants socialistes —, elle se définit elle-même comme centriste, « avec le cœur à gauche ». Spécialiste reconnue des questions d'emploi, de dialogue social et de responsabilité sociale des entreprises, elle a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle et politique à la défense des droits des travailleurs et à la promotion d'un modèle social européen plus protecteur.
Formation
Sylvie Brunet est juriste de formation. Elle obtient en 1980 un diplôme de droit international et européen à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, l'une des facultés juridiques les plus réputées de France. L'année suivante, en 1981, elle complète sa formation par un DESS (Diplôme d'études supérieures spécialisées) en gestion des ressources humaines à l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Bordeaux. Cette double compétence — juridique et managériale — constitue le socle de son parcours professionnel ultérieur, à l'intersection du droit social, de la gestion du personnel et de la stratégie d'entreprise.
Parcours professionnel
Forte de cette formation pluridisciplinaire, Sylvie Brunet entame sa carrière dans le secteur privé, où elle occupe successivement des postes de direction dans le domaine des ressources humaines au sein de grands groupes industriels.
De 1983 à 1992, elle exerce comme responsable des ressources humaines au sein du groupe informatique Bull, à Paris. Elle rejoint ensuite Gemplus (devenu Gemalto, puis Thales), leader mondial de la carte à puce basé à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, où elle occupe de 1992 à 2002 les fonctions de directrice des ressources humaines et directrice de la formation et de la communication interne. Cette décennie chez Gemplus lui permet d'acquérir une expertise approfondie des enjeux de gestion du capital humain dans un environnement technologique et international en forte croissance.
Après une période de conseil, elle est nommée directrice des ressources humaines de la Communauté d'agglomération de Toulon, puis directrice des affaires sociales du groupe ONET, acteur majeur des services aux entreprises dans le sud de la France, poste qu'elle occupe jusqu'en 2011.
À partir de 2012, Sylvie Brunet s'oriente vers le monde académique en rejoignant le corps enseignant de Kedge Business School (anciennement Euromed Management), à Marseille. Elle y enseigne le management et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et co-dirige, avec le professeur François Silva, la chaire « Bien-Être et Travail », financée par la Caisse d'Épargne Provence-Alpes-Corse. Ses travaux de recherche portent notamment sur la corrélation entre capital humain, bien-être au travail et compétitivité des entreprises. Elle poursuit cette activité académique jusqu'en 2020.
Parcours politique
Engagement local
L'engagement politique de Sylvie Brunet s'enracine dans le territoire des Bouches-du-Rhône. De 1995 à 2008, elle exerce les fonctions de conseillère municipale et de conseillère communautaire au sein de Marseille Provence Métropole, où elle est chargée de dossiers stratégiques relatifs aux transports, au développement économique et à l'emploi. En mars 2020, elle est élue conseillère municipale d'opposition à Cassis, sur la liste « Cassis, un cap sur l'avenir ».
Engagement au sein du MoDem
Sylvie Brunet adhère au Mouvement démocrate et s'y investit activement à partir de 2015. Elle siège au Conseil national du parti et préside le mouvement territorial MoDem dans les Bouches-du-Rhône.
Conseil économique, social et environnemental (CESE)
De 2010 à 2019, Sylvie Brunet est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la troisième assemblée constitutionnelle de la République française. Nommée personnalité qualifiée, elle siège au sein de la section « Travail et Emploi », dont elle assure la présidence de 2015 à juin 2019. Elle occupe également la fonction de vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité.
Au CESE, elle conduit des travaux remarqués sur la prévention des risques psychosociaux au travail et co-rédige un rapport sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. En 2018, elle est chargée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud de présider la concertation préalable à la réforme de l'apprentissage, mission qui témoigne de la reconnaissance de son expertise dans le champ de l'emploi et de la formation professionnelle.
Activité au Parlement européen
Élection et fonctions
Candidate en onzième position sur la liste commune LREM-MoDem-Agir lors des élections européennes de mai 2019 en France, Sylvie Brunet est élue députée européenne pour la 9e législature (2019-2024). Elle siège au sein du groupe Renew Europe, dont elle est élue vice-présidente du 2 juillet 2019 au 18 octobre 2021.
Elle est membre titulaire de la commission de l'emploi et des affaires sociales (EMPL), qui constitue le cœur de son activité parlementaire, ainsi que de la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (FEMM).
Rapport sur les travailleurs des plateformes numériques
Le travail législatif le plus emblématique de Sylvie Brunet au Parlement européen est le rapport d'initiative sur les conditions de travail, les droits et la protection sociale des travailleurs de plateformes numériques (rapport A9-0257/2021). En tant que rapporteure pour la commission EMPL, elle présente ce rapport en séance plénière le 13 septembre 2021 à Strasbourg. Le texte est adopté par les députés européens le 15 septembre 2021.
Ce rapport préconise notamment le renversement de la charge de la preuve en matière de statut d'emploi : il revient désormais à la plateforme de démontrer que la relation de travail qui la lie à un travailleur est véritablement de nature indépendante, et non au travailleur de prouver qu'il est salarié. Le rapport exige également une gestion algorithmique transparente, non discriminatoire et éthique, et demande que les informations principales sur les conditions de travail soient expliquées de manière intelligible dans le cadre d'un dialogue social renforcé. Ce rapport constitue la base à partir de laquelle la Commission européenne élabore sa proposition de directive sur les travailleurs des plateformes.
Directive sur la transparence salariale
Sylvie Brunet joue également un rôle actif dans l'élaboration de la directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023 relative à la transparence des rémunérations, visant à renforcer le principe d'égalité salariale entre les femmes et les hommes. En qualité de rapporteure fictive (shadow rapporteur) pour le groupe Renew Europe, elle participe aux négociations en trilogue entre le Parlement européen, le Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne, et défend des amendements en faveur d'obligations de transparence accrues pour les entreprises.
Autres engagements parlementaires
Au cours de son mandat, Sylvie Brunet défend une vision d'une Europe plus sociale et plus solidaire. Elle soutient l'instauration de salaires minimaux adéquats dans chaque État membre de l'Union européenne, la portabilité des droits sociaux pour les travailleurs mobiles et l'amélioration générale des conditions de travail au sein du marché intérieur. Elle s'investit particulièrement dans les questions liées à la transition écologique et à ses implications pour l'emploi.
Prises de position notables
Tout au long de son mandat européen, Sylvie Brunet se distingue par son approche pragmatique et son souci constant du compromis, qu'elle considère comme l'essence même du travail parlementaire européen. Elle qualifie elle-même son action de mélange entre « fermeté et compromis ».
Sur la question des travailleurs des plateformes numériques, elle adopte une position résolument protectrice, estimant que « les travailleurs indépendants doivent pouvoir demander des comptes aux plateformes » et que l'asymétrie de pouvoir entre les plateformes et les individus justifie un cadre réglementaire européen contraignant.
En matière d'égalité entre les femmes et les hommes, sujet qui traverse l'ensemble de son parcours professionnel et politique, elle milite pour des mesures concrètes de transparence salariale et pour la lutte contre les violences domestiques, se déclarant « très inquiète » de la persistance de ce phénomène en Europe.
Sur le plan de la politique énergétique, elle défend l'idée que « le bouclier énergétique ne peut être qu'européen », plaidant pour une réponse coordonnée à l'échelle de l'Union face à la crise des prix de l'énergie.
Enfin, Sylvie Brunet place la transition écologique au cœur de son action, considérant qu'elle doit être accompagnée d'une dimension sociale forte pour être pleinement acceptée par les citoyens européens.
Mandats et responsabilités
- 2020 – 2026MaireMaire de Celles-Sur-Belle · Celles-Sur-Belle
- 2020 – 2026Conseiller municipalMaire délégué - Celles-Sur-Belle · Celles-Sur-Belle
- 2020 – 2026Ancien MaireAncien Maire - Celles-Sur-Belle · Celles-Sur-Belle
- —Député européenDéputé européen - RENEW
- — · en coursMouvement démocrateParti
Commissions et responsabilités
Aucune commission permanente ni responsabilité interne recensée à ce jour.
Activité parlementaire
Patrimoine et intérêts
Déclarations publiques à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Déclarations à la HATVP · 1 compte de campagne (CNCCFP). Patrimoine, intérêts et activités déclarés, sourcés depuis la HATVP.